En première année, j’ai surtout appris à comprendre comment fonctionne un processus dans une organisation. Avec les premières SAÉ et la monographie d’entreprise, je décrivais principalement les différentes étapes, les acteurs concernés ou encore les documents utilisés. À ce moment-là, j’étais surtout dans l’observation et la description du fonctionnement global, sans réellement mesurer la performance des processus ni analyser leurs limites de manière approfondie.
Cette année, j’ai commencé à avoir une approche plus concrète et plus analytique. Dans la SAE 3.1 sur Shop 24, nous avons travaillé sur plusieurs processus liés au fonctionnement de notre projet, notamment la gestion du stock, le réassort ou encore le suivi des ventes. Cela m’a amenée à réfléchir à certains indicateurs simples permettant de vérifier si le fonctionnement était efficace, comme le taux de rupture de stock, le délai de réapprovisionnement ou encore la marge réalisée sur certains produits. Ce travail m’a permis de comprendre qu’évaluer la performance d’un processus ne consiste pas uniquement à observer s’il fonctionne, mais aussi à identifier les points de blocage ou les éléments qui peuvent ralentir l’activité.
La SAE 3.2 sur Chtipain m’a également permis de développer cette réflexion à travers l’analyse financière de l’entreprise. En étudiant les SIG, la trésorerie ou encore certains ratios financiers, j’ai compris que les résultats d’une entreprise peuvent parfois révéler des dysfonctionnements dans certains processus, notamment au niveau de la gestion des encaissements ou de l’organisation de l’activité. Cela m’a permis de voir qu’il existe un lien direct entre les processus internes d’une organisation et sa performance financière.
Mes expériences professionnelles m’ont aussi beaucoup apporté sur cette compétence. Lors de mon stage à la mairie de Saint-Pol-sur-Mer, j’ai pu suivre certaines étapes du processus lié aux marchés publics et au traitement des dépenses. En réalisant des tableaux comparatifs ou en vérifiant certains documents, j’ai remarqué que des demandes incomplètes ou mal organisées entraînaient souvent des retards et des échanges supplémentaires. J’ai donc compris que des procédures plus claires et une meilleure organisation pouvaient rendre le processus plus fluide et plus efficace.
Mon stage actuel chez Daudruy Van Cauwenberghe, dans le service comptabilité, me permet également d’observer l’importance de la fiabilité des processus comptables. Par exemple, le suivi des opérations intercos m’a montré qu’une harmonisation des libellés ou une meilleure organisation des pièces comptables facilitent le lettrage des écritures et réduisent le temps perdu lors des clôtures. Même si cela peut sembler être un détail, j’ai compris que ce type d’amélioration a un impact réel sur l’efficacité du travail au quotidien.
Je considère aujourd’hui que cette compétence est partiellement acquise. Je suis capable d’identifier les différentes étapes d’un processus, de repérer certains dysfonctionnements et de proposer des indicateurs simples pour évaluer son efficacité. Cependant, je dois encore progresser dans l’analyse chiffrée des performances, notamment pour mesurer précisément l’impact des améliorations proposées et appuyer davantage mes analyses avec des données concrètes.
Pour progresser, je pense que je devrai essayer d’être moins dans le ressenti et davantage m’appuyer sur des chiffres concrets pour analyser les performances. Utiliser plus d’indicateurs comme les délais, les erreurs ou les écarts me permettrait d’avoir une analyse plus précise et plus fiable des processus.